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RĂ©sume IRONMAN Nice de Pierre EGGERICKS ( 59 )

Il y a quelques annĂ©es, je me suis lancĂ© dans un dĂ©fi fou : finir un IRONMAN full distance en partant de zĂ©ro expĂ©rience dans le triathlon et en seulement 3ans !!! Peu aurait pariĂ© sur moi, Ă  cette Ă©poque je pratiquais encore le rugby.
La première Ă©tape fut de m’inscrire dans un club de triathlon, c’est lĂ  que j’ai rencontrĂ© Jacques Naveau et oĂą une belle collaboration est nĂ©e. Après un an, j’avais dĂ©jĂ  acquis quelques connaissances en participant Ă  plusieurs compĂ©titions format sprint et mĂŞme Ă  trois distances olympiques. MotivĂ© par mon objectif encore secret, dans ma deuxième annĂ©e, j’ai rĂ©alisĂ© un beau classement dans le challenge super coupe et fait un pas de plus dans le triathlon longue distance en bouclant 3 half. C’est après mon 3 ème semi que j’avoue Ă  Jacques mon objectif ultime : un IRONMAN !! Naturellement, il m’a dĂ©conseillĂ© de le faire si vite, mais face Ă  mes arguments et Ă  ma motivation Jacques Ă  acceptĂ© de m’épauler et me prĂ©parer pour cette mythique Ă©preuve !
C’est avec mon partenaire d’entrainement Pierre Haenecour que nous avons gravi les Ă©chelons de semaine en semaine. Nous avons eut la chance de progresser Ă  la mĂŞme vitesse, ce qui a permis de pouvoir s’entraĂ®ner ensemble et de se soutenir mutuellement. Pour ça, merci Ă  lui, c’est un facteur très important Ă  mon sens quand on fait du long !

Venons-en au fait, après ces 9 mois d’entrainement dĂ©diĂ© Ă  cette course, je me sentais prĂŞt physiquement mais aussi mentalement. La veille de la course, avec Pierre nous avons Ă©tĂ© nager 1000m dans la fameuse baie des anges pour rĂ©veiller les Ă©paules. Après un copieux petit dĂ©jeunĂ©, nous sommes allĂ© rĂ©cupĂ©rer nos dossards en vĂ©lo, pour vĂ©rifier une dernière fois le matĂ©riel et s’assurer qu’il n’a pas souffert du voyage. De retour Ă  l’hĂ´tel, nous avons pris le temps de prĂ©parer toutes nos affaires car il ne fallait rien oublier : les deux sacs de transition et le vĂ©lo devaient ĂŞtre dĂ©posĂ©s entre 17h et 18h (fonction du numĂ©ro de dossard) sans possibilitĂ© de modifier les sacs par la suite ! Au soir nous avons Ă©tĂ© manger un grand plat de pâtes aux lĂ©gumes dans un restaurant italien accompagnĂ© de nos supporteurs, puis nous avons Ă©tĂ© au lit tĂ´t !

Le jour J, rĂ©veil Ă  3h50 pour un petit dĂ©jeunĂ© toujours accompagnĂ© de Pierro. Après de longues minutes de stress en attendant la personne qui doit nous emmener au dĂ©part, nous arrivons enfin sur le site. On nous annonce une tempĂ©rature de l’eau Ă  23.7°c, la combinaison est donc autorisĂ©e ! Très bonne nouvelle pour moi qui suis beaucoup plus efficace avec ma combinaison Arena. Le dĂ©part se dĂ©roule en rolling start. Grosse Ă©motion pour moi quand avec Pierre on s’est souhaitĂ© bonne chance avant de rejoindre nos sas. Je choisi de me placer dans le dĂ©but du sas 1h08. Après le dĂ©part des pros, les premiers coureurs s’élancent, puis viens mon tour de rentrer dans l’eau. Le parcours est composĂ© de 2 boucles (2.4 km et 1.4 km). Contrairement Ă  la veille, la houle ne m’a pas gĂŞnĂ©. Je me sens super bien en terminant ma première boucle. Dans la deuxième boucle, j’accĂ©lère un peu et termine cette première Ă©preuve en 1h06, je suis satisfait de mon effort et suffisamment frais pour la suite. La transition est quelque peu diffĂ©rente de ce que je connais : premier arrĂŞt au niveau des sacs oĂą je rĂ©cupère les affaires vĂ©lo et oĂą les proches de Pierre sont lĂ  et m’encourage. Ensuite on rĂ©cupère le vĂ©lo dans une seconde zone.
Au vĂ©lo, mon cardio ne rĂ©pond pas ! Je compte dessus pour gĂ©rer mon effort mais rien y fait, je vais donc devoir travailler aux sensations. Je prends beaucoup de plaisir sur le vĂ©lo, le parcours est magnifique et les jambes sont lĂ  ! ArrivĂ© au col de l’Ecre au km 70, après les quelques difficultĂ©s de la première partie du parcours et la plupart du dĂ©nivelĂ© franchi, je sens que l’effort commence Ă  ĂŞtre consĂ©quent. Je dĂ©cide donc de me prĂ©server car la suite du parcours est beaucoup plus roulante mis Ă  part une dernière cĂ´te au Km 110 que je franchis sans problèmes. Le travail est fait, il ne reste plus qu’à redescendre sur la cĂ´te et Ă  rejoindre Nice par la Promenade des Anglais. J’effectue les derniers km calmement en prĂ©vision du marathon. Comme la première transition, celle-ci c’est bien dĂ©roulĂ©e.
Je commence la CAP Ă  un bon rythme, j’ai des jambes de feu. Je cours le premier km en 4’40, ce qui est trop rapide pour rĂ©aliser les 4 aller-retour qui compose le marathon. Je dĂ©cide donc de rĂ©duire l’allure aux alentours des 5’30/km. J’arrive Ă  maintenir cette allure sur les 20 premiers km mais j’ai dĂ©jĂ  fort mal aux jambes. Il fait chaud, je prends le temps de me rafraĂ®chir quelque secondes sous les douches d’eau froide et je prends bien soin de m’alimenter rĂ©gulièrement : un gel tout les 5km et je bois beaucoup pour Ă©viter les crampes. Dans mon 3ème tour, au km 27 je suis dans une pĂ©riode plus dure, je fais 2 ou 3 km en 6’20. Les km me semblent interminables et je calcule dans ma tĂŞte mon objectif des moins de 11h, celui-ci est toujours possible mais il va falloir accĂ©lĂ©rer. J’arrive tant bien que mal Ă  reprendre le rythme adĂ©quat. Il y a beaucoup de monde sur la Promenade des Anglais, les gens nous encourage en permanence en citant le prĂ©nom prĂ©sent sur le dossard, c’est très motivant, on n’en a besoin pour le moral. A chaque fois que je passe devant les proches et amis, j’ai un coup d’adrĂ©naline que j’utilise pour garder le rythme. Je suis sur le dernier retour au km 40, c’est lĂ  que je me rends compte que je vais arriver sous les 11h. Je commence Ă  pleurer (de joie) pendant 500m ! Ensuite, je profite un max, j’arrive dans les gradins oĂą mes proches sont prĂ©sent et je tape dans les mains des gens, une fois Ă  droite une fois Ă  gauche, … Avant de passer la ligne d’arrivĂ©e, je me retourne pour imprimer cette image dans mon esprit ! Après avoir passĂ© la ligne, je rĂ©alise et tombe en larme de bonheur. Je l’ai fait, je suis un IRONMAN en 10h58min06sec avec mon objectif de moins de 11h acquis dans la souffrance ! Je suis tellement heureux de cette performance et de pouvoir la partager avec Pierre qui me rejoindra quelque minutes après ainsi qu’avec tous mes proches qui mon suivis de près ou de loin.
J’aimerais remercier tous ceux qui on put participer Ă  la rĂ©alisation de mon rĂŞve ! Premièrement, ma compagne et mes proches qui ont acceptĂ© de subir ces longs mois d’entrainement oĂą j’ai Ă©tĂ© pas mal absent. Jacques Naveau qui s’est occupĂ© de ma prĂ©paration et qui a toujours rĂ©pondu prĂ©sent Ă  tous les niveaux.
Les sponsors pour tout le matériel, toujours au top et pour finir tous ceux qui m’ont suivis et encouragé.